Culture days, une célébration pancanadienne de la culture ?

Vendredi, samedi et dimanche vont avoir lieu deux manifestations culturelles importantes au Canada : les journées de la culture (Québec) et la Fête de la culture (ou Culture Days, dans le reste du Canada).

Il semblerait que le mois de septembre soit la période idéale de célébration de la culture : journées européenes du patrimoine, mois de la photo un peu partout et bien sûr journées de la culture et Fête de la culture. Peut-être est-ce dû au lancement des nouvelles programmations ou le besoin pour les associations de renouveler les adhésions des membres ou encore de créer un élan après la période, plus lente et plus passive, des vacances d’été ?

Toujours est-il que j’ai décidé cette année de comprendre le mouvement de la Fête de la culture, qui se veut une célébration pancanadienne (entendez : partout dans le Canada et pour le Canada) de la culture (sous toutes ses formes).

Crédits : Fête de la Culture

Crédits : Fête de la Culture

Contrairement aux journées europénnes du patrimoine – je vois déjà les lecteurs européens s’intéresser d’un peu plus près à ce que je vais dire, la Fête de la culture s’est voulue dès le départ participative et ouverte à toutes les formes d’art, pas uniquement au patrimoine, comme cela a été le cas – au départ, certes – en France puis en Europe. Fondée en 2009 selon, notamment, les recommandations de David Moss, ancien directeur général de l’Opéra de Montréal à l’époque, sur le principe-même de participation et d’interactivité qui faisaient des Journées de la culture – québécoises – le succès qu’on leur connaît depuis 16 ans, la Fête de la culture a souhaité s’étendre à tout le Canada.

Contrairement cependant aux Journées de la culture, la Fête ne se veut pas une émanation de la société civile, pour défendre la culture vis-à-vis d’un pouvoir politique qui dégraissait à tout va dans la fonction publique. Les temps ont changé et la meilleure façon, selon David Moss, aujourd’hui le directeur national de la Fête de la Culture, est encore de célébrer la culture et d’en faire un mouvement citoyen.
La Fête de la Culture fonctionne donc comme un réseau auquel les institutions et les artistes s’associent pour proposer leurs activités trois jours durant. Le mouvement, quant à lui, leur met à disposition les outils de communication et de promotion et anime la mobilisation en région au niveau des institutions et des médias afin d’entretenir un élan dynamique.

La Fête de la Culture est tout simplement une action collective pour l’accès à la culture.

David Moss

Comment faire pour s’adresser à un autre public ?

Au-delà de l’aspect simplement festif, la Fête de la culture, à travers son blog culture 365, cherche également à partager et faire connaître les bonnes pratiques, au Canada, en communication, développement des publics, médiation, etc. dans le domaine de la culture. Selon David Moss, la demande des institutionnels est extrêmement forte sur le sujet. Nombreux sont ceux qui recherchent de nouvelles idées et un lieu de partage et d’échange sur leurs métiers. A cette fin, la Fête de la Culture a créé en 2013 au mois de Mai à Toronto, le Congrès national de la Culture. L’année prochaine, la nouvelle édition se déroulera à Winnipeg.

En 2012, plus d’1,6 million de Canadiens avait participé à la Fête de la culture. Et c’est aussi à travers ce public-là que le mouvement souhaite créer un élan à long terme en faveur de la culture. David Moss souligne : “notre réel succès sera atteint au moment où la Fête de la Culture vivra toute l’année dans le coeur de nos concitoyens”.

 

 

 

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