Deezer, nouveaux marchés, nouvelles stratégies

Une fois n’est pas coutume, nous nous intéressons ici à l’industrie musicale et notamment le numéro 1 de la musique à la demande, Deezer. (Cocoricooooo).

Comme vous l’aurez remarqué donc, Deezer est une société française proposant à ses clients (plus de 5 millions à ce jour) plusieurs offres d’abonnement leur permettant d’écouter de la musique. De gratuites, les offres peuvent également aller jusqu’à 9,99 euros (ou dollars, pas de conversion) par mois avec la possibilité d’écouter de la musique sur son mobile, sans pub et surtout de façon illimitée. Deezer conclut également des accords avec une vingtaine d’opérateurs mobiles dans le monde, incluant un abonnement premium dans certains dans leurs forfaits, afin de rendre ses offres plus attractives.

Adopter la tendance de la plateforme personnalisée

La semaine passée Deezer a refondu sa plateforme afin de mettre de permettre à l’abonné d’avoir accès à la fois à des recommandations collant au mieux avec ses goûts musicaux mais aussi à des découvertes locales et internationales mises en avant par l’équipe éditoriale de Deezer, toujours en concordance avec ses préférences. En effet, selon Pauline Mahé, responsable éditoriale Deezer Québec, Deezer est très attaché à la promotion des des artistes locaux et au développement des musiques locales. Ainsi, sur la plateforme canadienne, 25% des recommandations concernent des artistes locaux. Ces dernières, au lieu d’être hebdomadaires comme les précédentes, se feront au gré des coups de coeur de l’équipe éditoriale.

Penser  marketing de contenu

Au-delà des recommandations musicales, que font également ses concurrents, Deezer a souhaité prendre le parti de proposer des contenus complémentaires à ses abonnés. La plateforme musicale se lance donc dans une nouvelle stratégie de marketing de contenu (ou content marketing). C’est ainsi qu’au Canada, deux blogs ont vu le jour : un anglophone et l’autre francophone (afin de mieux coller aux spécificités de chaque marché) mis à jour régulièrement par l’équipe éditoriale et se faisant le relais des nouvelles sorties, des coups de coeur, des événements que Deezer soutient, des critiques d’albums, etc. Ce positionnement permettrait en effet à Deezer, selon Pauline Mahé, de se différencier de ses principaux concurrents en proposant un lien et des contenus exclusifs avec les artistes.

Étendre son marché

Depuis février 2013, Deezer s’est lancé sur le marché québécois. Un premier test en vue de conquérir les Etats-Unis, car «2014 sera pour nous une année américaine», a annoncé Daniel Marhély, le cofondateur de Deezer à l’AFP mercredi. Le Canada représente aujourd’hui le 9ème pays en termes d’abonnés chez Deezer, qui est également présent en Europe, Autralie et Amérique du Sud. Les Etats-Unis seraient donc aujourd’hui un passage obligé pour Deezer qui cherche à étendre son offre publicitaire. «C’est un vrai préjudice pour nous: les gros partenaires, les grosses marques médias partent de là-bas. Il faut qu’on y soit pour exister», précise Daniel Marhely. De plus, il semblerait que le modèle de streaming développé par Deezer et ses concurrents Spotify (7 millions d’abonnés) ou Pandora corresponde à la tendance de consommation musicale des internautes. En effet, l’achat de musique à l’acte, sur le modèle iTunes, a baissé pour la première fois durant le premier semestre

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2 Commentaires

  1. Deezer, nouveaux marchés, nouvelles stra...
    25 novembre 2013 at 12:17 Répondre

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  2. Deezer, nouveaux marchés, nouvelles stra...
    24 décembre 2013 at 15:52 Répondre

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