Gabon : Un voyage virtuel dans les arts et traditions gabonaises

Le musée virtuel Gabonart propose aux internautes un voyage dans la 3ème dimension. 200 000 personnes se sont déjà laissées tenter par ce parcours initiatique au cœur des arts et traditions du Gabon. Dans le cadre exceptionnel de la forêt équatoriale, le musée s’offre aux visiteurs dans toute la splendeur de sa modernité. On entre dans l’univers des effets spéciaux pour découvrir l’histoire et les traditions des peuples gabonais à travers 250 œuvres, films, extraits musicaux… Interactif, instructif et enchanteur !

Le voyage commence dans le dédale végétal de la forêt gabonaise… Les cris des animaux, le chant des oiseaux et les polyphonies pygmées accompagnent notre périple jusqu’à un vertigineux pont de lianes suspendu -frissons garantis- qui nous conduit rapidement auprès de Owali, notre guide. En sa compagnie, nous rejoignons l’étonnant musée des arts et traditions gabonais : sa structure métallique et vitrée ultra moderne s’intègre élégamment dans l’enchevêtrement de la flore omniprésente.

Nous voici transportés dans la troisième dimension. Owali nous propose une visite guidée entièrement virtuelle et interactive du musée Gabonart. Clic après clic, nous accédons à cinq salles thématiques. Des origines ethniques à la vie quotidienne nous découvrons l’histoire des peuples gabonais. Une traversée digne d’un véritable parcours initiatique à travers l’art et le sacré : Dessins et reproductions en 3D, cartes, photos, vidéos (80 minutes au total), et extraits musicaux agrémentent et complètent le commentaire de la conférencière. Clic après clic, Pygmées et populations d’origine bantous nous livrent leurs secrets.

Travelling et plans panoramiques virtuels se succèdent, nous entraînent au cœur de la salle des rites, nous pénétrons un univers sacré habituellement interdit au commun des mortels. Bien sûr, les documents vidéos (le musée présente 20 films ethnographiques inédits) ne dévoilent pas la totalité des rites de passage, mais nous assistons à la préparation des cérémonies, aux danses et chants traditionnels. Impossible de détailler ici toute la richesse de cette visite qui peut durer deux heures !

Nous entrons dans le décor autant que dans l’histoire qui nous est contée, Bwiti, Okukwe, Iboga, Lumbu, Tsogho, Kota, Ngança, ces mots nous emportent bien loin de notre quotidien. Nous nous déplaçons sans cesse : d’une œuvre à l’autre -masques, statues, reliquaires… 250 objets que l’on ne se lasse pas d’admirer sous toutes les coutures à l’instar du Ngon Ntang, cette sculpture à quatre faces qui tourne sur elle-même pour ne rien nous cacher de sa beauté-, d’un lieu à l’autre : de la salle du culte des ancêtres jusqu’à la grotte en sous sol, espace dédié à l’archéologie, où nous découvrons notamment une très importante collection de gravures rupestres…

Bien que le ton didactique du guide rende la visite un peu scolaire, et si l’on peut déplorer l’impossibilité de se déplacer dans une séquence en cours pour en réécouter un passage ou y faire une pause, le site présente un avantage incontestable : il est extensible à souhait !

Fort du succès du site (depuis son inauguration en novembre 2006 il a accueilli plus de 200 000 visiteurs), le chef de l’Etat envisage d’enrichir son projet de « culture vivante » d’une médiathèque qui devrait ouvrir fin 2008 et d’un service de vente de DVD et de distribution à l’attention des écoles gabonaises. Il entend aussi faire sortir les œuvres de leur monde virtuel en organisant des expositions itinérantes et en développant d’ici 2010 un vaste programme culturel et éco-touristique.

Sur le même sujet

Laissez un commentaire