La mise en valeur du patrimoine culturel par les nouvelles technologies

Applications pour smartphone, tablettes tactiles, QR codes, visioguides, consoles de jeux mobiles… Depuis quelques années, les nouvelles technologies sont au cœur des pratiques culturelles appliquées par différentes institutions muséales et patrimoniales françaises. L’appropriation massive des technologies numériques par un public plus mobile et exigeant a nécessité de modifier la gestion et la diffusion des collections patrimoniales. Répondant à ces besoins, des initiatives récentes ont permis d’inaugurer de nouveaux dispositifs mêlant l’information et le savoir au ludique et à l’interactif, notamment grâce au principe de la réalité augmentée.

Lire l’article ici.

Mes remarques sur cet article

L’article au demeurant très intéressant n’aborde pas la dimension de la démocratisation culturelle via les outils numériques.

En effet, à part la mention de l’accessibilité aux musées du Quai Branly, des Beaux-Arts de Lyon et d’Orsay, l’article s’attarde en effet plus sur la description des applications, leur déroulé que sur ce qu’elles apportent réellement malgré les titres faisant mention de démocratisation culturelle. En effet, combien de fois ont été téléchargées / utilisées /supprimmées les applications citées dans l’article ? Quel public ont-elles touché ? Quand on sait qu’uniquement 29% des français (selon le Crédoc) sont équipés en smartphones et les plus fortes hausses d’équipement de ce type se situent parmi les CSP+ (catégories socio-professionnelles supérieures), on est loin de “l’appropriation massive des technologies numériques” décrite sur le blog du Ministère. Est-ce vraiment un nouveau public que l’on souhaite atteindre ou répondre aux demandes d’un public présent, consommateur et exigeant ? Si tel est le cas du dernier point, pourquoi alors rendre les applications mobiles gratuites (je parle de celles citées dans l’article) alors que nos musées ont peu d’argent ? Combien apportent ces applications par rapport à leur coût ?

Enfin, j’aurais souhaité que la thématique de la réalité augmentée soit un peu plus développée. Ce concept n’est en effet pas évident à saisir. Peut-être aurait-il fallu parler également un peu plus des QR codes ? de la géolocalisation ?

En conclusion, cet article apporte plus de questions que de réponses. Mise à part une énumération des dernières applications muséales, rien de bien neuf sous le soleil.

 

Sur le même sujet

Un commentaire

  1. @olivier_rollin
    8 janvier 2013 at 10:41 Répondre

    La mise en valeur du patrimoine culturel par les nouvelles technologies http://t.co/Y8sVfYDW via @AudeMathey

Laissez un commentaire