Ma visite (virtuelle) au MAC/VAL

Aujourd’hui représente ma première visite virtuelle d’une exposition d’art contemporain… Oui oui, entendez bien. J’avais déjà tenté de nombreuses visites (en immersion ou non d’ailleurs) de musées ou d’expositions, visites ont illustré d’ailleurs “Le musée virtuel” (certes paru en 207).  Et depuis, je pensais que les musées avaient délaissé ce mode de présentation des collections, des expositions au grand public.

Mais le MAC/VAL, dans sa grande sagesse (ou pas), lors de la refonte de son site a décidé de lancer une visite virtuelle pour l’exposition Parcours#4 “Never more”.

Autant la présentation des collections me donnait très envie de me jeter à l’eau et de prendre un TGV séance tenante pour Paris pour me promener (c’est le mot) dans cette exposition, autant la visite virtuelle m’a laissée sur ma faim.

Je m’explique. Tout heureuse de dépenser 160€ aller/retour de voyage en train + l’entrée de l’exposition, je me ravisée à la lecture de la courte phrase sous le titre “Visite virtuelle” : Pour découvrir le “Parcours”  autrement ! Bien sûr ,ce sont les soldes ! Alors autant étancher ma soif de savoir, de connaissance et de découverte de l’art contemporain “autrement” qu’en m’y rendant sur place !

Que n’ai-je dit ! En fait, la visite virtuelle (d’une excellente qualité il faut néanmoins le souligner) ne fait que reprendre le parcours de l’exposition (certes je ne m’y suis pas rendue mais du fait que ce sont des photos de l’exposition mises bout à bout…). Les cartels peuvent être affichés et sont, j’imagine, exactement les mêmes qu’in situ. La voix off n’apporte pas grand contenu complémentaire si ce n’est justifier les choix de présentation des oeuvres (utiles pour les conservateurs en herbe). On ne peut se promener “dans” les oeuvres à sa guise (c’est d’autant plus dommage que l’on commence par deux oeuvres ne pouvant, à mon sens, ne se vivre qu’à travers des angles de vues différents, je cite ici celles de Felice Varini et Mona Hatoum). Le zoom ne permet pas de voir de les artefacts en détail et au départ, il y a un souci d’orientation du plan !

Je sais que je suis blonde mais faire plusieurs fois le tour du point de départ pour visualiser la direction c’est fatiguant, surtout si le chargement de la page a tendance à ralentir votre PC (oui oui je suis sur PC)…

Bref, cette petite expérience pour souligner le fait que trop souvent encore les musées ont tendance à dupliquer leurs expositions, leur organisation sur la toile. C’est d’autant plus dommageable que les musées qui ont les moyens techniques et financiers de lancer une visite virtuelle ont également les moyens en termes de masse salariale et de compétences pour éviter ce genre de situation. Peut-être est-ce dû à une volonté de compromis entre élus, direction, commissariat (d’expo) et créatifs ? Ne pas trop rompre le discours de peur de perdre le visiteur ?

Mais justement, il faut traiter la toile comme un nouveau média, un média à part. Le MAC/VAL fait d’excellentes expositions in situ, pourquoi ne pas lancer une réflexion sur le commissariat d’expositions en ligne ? Pourquoi par exemple ne pas faire participer les artistes (aidés par le personnel du musée) à exprimer différemment leur oeuvre, à la faire vivre, à faire en sorte que le visiteur puisse de se l’approprier d’un façon certes différente quand il visite l’exposition physiquement, mais se l’approprier tout de même ? Et alors là on pourra dire ” Pour découvrir le “Parcours” autrement” !

L’exposition virtuelle du MAC/VAL a atteint son but si celui-ci était de faire envie et de faire venir. Mais finalement, dans ce cadre là, à mon sens, la visite virtuelle ne se limite qu’à un outil marketing de la visite in situ et ne devient pas nouvel objet de médiation. Ainsi, pour cette exposition, j’ai regretté ne pas avoir pris mes billets. Elle me donnait envie, j’ai voulu la découvrir autrement et je suis restée sur ma faim.

Vous trouverez ci-dessous quelques copies d’écran de ma visite…

Comme dit Arlette, à vous de juger !

Copie d'écran d'une des salles de l'expo virtuelle

L'installation de Felice Varini. Pas moyen de chercher nous-mêmes l'alignement ! Frustrant !

Le zoom à son maximum. Difficile de cerner les détails malgré la qualité.

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Un commentaire

  1. Lisa
    30 juin 2011 at 16:55 Répondre

    C’est vrai ! Je pensais que mon ordi ramait aussi car la page est lourde à charger !
    J’ai été un peu déçue mais bon, ce n’est peut-être pas évident de lancer une exposition virtuelle sur quelque chose d’aussi complexe que l’art contemporain… ?

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