Nouveaux crédits d’impôts pour la philanthropie au Québec

Il est connu que les francophones (et non pas uniquement les québécois, dont une partie est anglophone) au Canada aient tendance à être moins philanthropes. En 2011, les particuliers et entreprises du Québec ont donné 45 millions à la culture, ce qui équivaut à 3% de l’ensemble des dons. Les Québécois donnent moins que les autres Canadiens. Le don moyen au Québec était de 208$, contre 446$ dans les autres provinces.

C’est fort de ce constat que le gouvernement de Pauline Marois (première ministre du Québec) souhaite créer deux nouveaux crédits d’impôts afin de combler son retard par rapport aux autres provinces.

Il s’agit des premières recommandations adoptées du rapport Bougie sur la philanthropie culturelle, déposé le mois dernier. Le premier crédit d’impôt vise à attirer de nouveaux donateurs. Pour un premier don de 5000$ à 25 000$, Québec offrira un crédit d’impôt additionnel de 25%. Le second vise à attirer les grands donateurs. On offrira un crédit d’impôt de 30% pour les dons de plus de 25 0000$, versés sur une période maximale de 10 ans.

Autre mesure: le crédit d’impôt pour le don d’une oeuvre d’art public est majoré de 25%, et de 50% si l’oeuvre va à une école.

«Il s’agit non pas de remplacer le financement public de la culture par le financement privé, mais de donner à nos créateurs des moyens supplémentaires avec le soutien des citoyens», a commenté la première ministre Pauline Marois dans un communiqué.

Le gouvernement Marois étudie encore les autres recommandations du rapport, comme celles d’intégrer davantage les oeuvres d’art dans les grandes constructions, de charger seulement 1$ aux jeunes dans les musées ou d’enseigner l’histoire de l’art au secondaire.

Par ailleurs, le programme Mécénat Placements Culture sera aussi bonifié. Québec offrira une «subvention de contrepartie», qui permettra aux organismes culturels qui font des collectes de fonds d’encaisser l’argent à court terme. Un fonds sera aussi institué pour amasser de l’argent réservé à ce programme afin de le pérenniser.

Un exemple à suivre pour la France, historiquement peu philanthrope ?

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