Retour sur l’expérience Google Art et Art Finder

Dans un article précédent, je découvrais avec vous Google Art, le nouveau projet de musée virtuel imaginé par Google après ses expériences  dans le domaine du livre, une grande avancée dans ce domaine puisque peu de structures culturelles peuvent proposer un échantillonnage diversifié avec cette accessibilité.

Le musée virtuel en ligne ?

Après quelques recherches, je suis tombée sur Artfinder (attention, très mal référencé par Google, on se demande pourquoi), sorte de galerie numérique avec des oeuvres plus ou moins connues (comme Google Art) avec la possibilité (contrairement à Google Art) de créer de façon intuitive notre parcours artistique personnalisé (à partir de 3 oeuvres choisies par le visiteur) et d’acheter les reproductions à prix abordable…

Mais contrairement à Google Art, il est plus complexe de naviguer dans l’oeuvre-même afin d’en distinguer les caractéristiques, mais l’ambition est clairement avouée dès le départ, il s’agit certes de vous faire découvrir des pièces que vous ne connaissiez peut-être pas avant mais surtout de vous en faire acheter.

Cependant, ces deux sites d’exception qui mettent l’histoire à portée de main ne peuvent malheureusement, contrairement à leurs exemplaires papier (j’entends par là bien entendu les magnifiques et non moins pesants ouvrages d’art qui occupent ma bibliothèque), apporter une vue exhaustive d’un artiste. Par exemple, sur Artfinder, on y trouvera 30 oeuvres de Watteau mais malheureusement sans son chef d’oeuvre Gilles.

Bien sûr, ces sites sont incroyables d’interactivité.  Les recherches se font de façon relativement intuitives et correspondent aussi bien aux connaisseurs qu’aux touche-à-tout. Il suffit de renseigner une période, ou le nom d’un artiste ou encore un mot-clef. Il est encore possible pour ceux qui n’y connaissent vraiment rien ou qui veulent se laisser surprendre d’utiliser le “Shuffle mode” (sur Artfinder) ou comme expliqué plus haut le “Magic Tour”. Les images sont de piètre qualité sur Arfinder, ce que compense par contre Google Art, qui possède également des appli pour smartphones et tablettes.

Un survol de l’histoire de l’art ?

Malheureusement, le simple fait qu’aucun de ces deux sites, tout comme les sites de musées ou de galeries d’ailleurs, ne propose une anthologie du travail d’un artiste ou bien le recueil numérique d’une exposition de la même façon que le font, et de façon remarquables les catalogues d’exposition et les ouvrages d’art, ne donne qu’un petit aperçu de l’Art, un bref survol à la fin duquel on reste toujours sur sa fin.

Pourquoi dès lors ne pas imaginer un complément numérique à ces livres ? Pousser plus loin la lecture et la découverte d’un oeuvre grâce aux merveilleux outils développés par Artfinder et Google Art ? Et peu importe que le but sera de vous faire acheter des reproductions si tant est que la consultation de ces oeuvres reste gratuite et interactive.

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4 Commentaires

  1. Quand la presse s’intéresse au musée virtuel
    5 avril 2012 at 06:28 Répondre

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    18 juin 2012 at 09:37 Répondre

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    10 octobre 2013 at 23:00 Répondre

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