Les nouvelles technologies dans le fundraising

Un article de Laurent Mellier.

Web 2.0… FaceBook, Twitter, YouTube, Flickr, LinkedIn, MySpace, Ebay et Second Life… Ces réseaux sociaux virtuels font partie des outils qui sont aujourd’hui le plus souvent mentionnés dans les réunions de spécialistes en fundraising aux Etats-Unis, et les plus utilisés.
On sait  que l’Internet s’adresse d’abord aux jeunes générations et sans aucune discrimination. C’est un public qui maitrise l’informatique et apprécie la rapidité du surf sur Internet (64% des donateurs en ligne citent la rapidité et l’aspect pratique comme première raison pour donner en ligne ).
C’est par contre un public qui donne relativement peu au secteur non lucratif : 45% des 18-34 ans disent donner, contre 72% des plus de 55 ans.  Les montants versés à travers le web 2.0 et les RSS  sont inférieurs aux donations traditionnelles, pour le moment. Mobile Giving Foundation, qui permet de solliciter un réseau par téléphonie mobile, ne suggère que des donations de 5 ou 10 dollars.  Ce medium détermine une formulation radicalement différente de la sollicitation mais semble par contre faciliter la démarche : créer un impact dans la société en ne donnant que 5 dollars, qui seront tout simplement inclus dans une facture téléphonique, est un geste qui ne demande aucun effort. Il appartient même au domaine du ludique.
Il faut cependant, pour que le système soit efficace, que la donation soit fortement “virale” comme ce fut le cas avec Ashton Kutcher lorsqu’il décida avec succès, en 2009, de soutenir une action contre la Malaria par Twitter, qu’il engendre une pression auprès des autres pour qu’ils agissent de même. La pression des « pairs » (« peer pressure »), le réflexe d’imitation et l’esprit de compétition sont trois facteurs du don que le web 2.0 peut permettre d’exploiter avec une efficacité redoutable auprès des jeunes (on parle à ce sujet de “viral giving”).
La communauté philanthropique traditionnelle, surtout parmi les plus âgés, on s’en doute, est peu touchée par cette vague à l’heure actuelle. Les méthodes habituelles de fundraising ont donc encore de beaux jours devant elles. Il semble cependant que lorsque les générations de la communication virtuelle seront en âge et en capacité de donner les mêmes montants que leurs aînés, il faudra repenser les stratégies, notamment dans le secteur culturel.

http://www.fundraisingetatsunis.com/arts_et_fundraising

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