Retour sur les JMC : Blockchain ? Vous avez dit Blockchain ?

CultureCom était aux Journées du management culturel il y deux semaines et nous avons assisté à la table ronde sur  La blockchain dans la culture expliquée simplement.

La blockchain, système informatique décentralisé, est à même de bouleverser toute la chaîne de la création (propriété intellectuelle, création et distribution de contenus, contractualisation, gestion de droits ou encore nouveaux modes de rémunération). Pourtant, pas facile de déchiffrer ce qui se cache derrière ce que l’on présente comme une « révolution ».

Intervenants :

– Antoine Yeretzian, co-fondateur chez Blockchain Partner

– Xavier Lavayssiere, consultant chez Ecan

Modérateur : Matthieu Sainton, consultant chez Eurogoupe Consulting

 

Vous n’avez sûrement pas pu échapper au buzz word de la rentrée  “la blockchain” … 

Mais qu’est ce que la blockchain ?

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle (définition de Blockchain France).

Umm…

Essentiellement, juste une écriture comptable d’opérations numériques, partagées entre de multiples parties prenantes. Elle ne peut être mise à jour que par consensus entre une majorité de participants au système. Et, une fois entrée, l’information ne peut jamais être écrasée.

https://blockchainfrance.net/tag/la-blockchain-pour-les-nuls/

C’est déjà plus clair. L’un des exemples les plus connus issu de la blockchain est le bitcoin. La première partie de la table ronde est un échange très intéressant sur le bitcoin et son fonctionnement.

Si vous voulez en savoir plus c’est par ici

Si vous avez du temps, vous pouvez écouter la conférence sur le Bitcoin du Musée des arts et métiers par .

Et la blockchain dans le secteur culturel, qu’est ce que ça veut dire ?

Un cas concret présenté aux JMC : le suivi des oeuvres d’art.

Des start-up à l’instar de  Seezart propose avec la blockchain d’enregistrer ses œuvres, de les localiser, de tracer leur provenance ou encore de les authentifier et cela pour tous les acteurs du marché de l’art (galeries, collectionneurs, artistes, ayants-droits d’artistes,  marchands, salle des ventes ou institutions culturelles…).

L’authentification est déclarative et est attribués aux experts plus ou moins accrédités. On peut imaginer que dans l’avenir, la technologie aujourd’hui encore balbutiante de reconnaissance d’images permettra d’identifier de façon certaine et unique les œuvres et de renforcer leur authenticité, principale faiblesse du commerce en ligne évoquée par les acteurs du marché (selon le « Hiscox Online Art Trade Report 2017 », 87 % des acheteurs interrogés déclarent « qu’un certificat d’authenticité contribuerait à justifier leur achat » d’une œuvre d’art).

Jean Max Koskievic

Un autre exemple glaner au cour de nos recherches IKONO.TV

La chaîne de télévision Ikono TV diffuse 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 des œuvres d’art. Elle collabore avec plus de 1 000 artistes internationaux, de grands musées… Ikono TV utilise la blockchain pour être certaine que les œuvres présentées à l’écran sont attribuées au bon artiste. Elle signe également des contrats infalsifiables avec les “auteurs” grâce à cette technologie.

LÉLIA DE MATHAREL

 

La blockchain dans le processus créatif : Forest as a DAO  de Xavier Lavayssière et Isabelle Radtke

« Forest as a Dao » est une entité collective dont les membres sont des oeuvres d’art, des plantes ou des humains. Chaque membre possède une identité unique enregistré sur la blockchain et la possibilité d’échanger de pair à pair. Le visiteur est invité à rejoindre ce collectif, interagir avec les oeuvres et à prendre part à ses décisions.

http://www.openfactory42.org/portfolio/forest-as-a-dao/

L’oeuvre est issue d’un processus d’appropriation de la technologie blockchain par l’expérimentation artistique. Dans la continuité du projet Plantoid, une oeuvre en creative common du Collectif O’Khaos, le projet a démarré en février 2016 à Lausanne. La première sculpture « Twin Flowers » a alors été enrichi collectivement à l’occasion de Learn Do Share à Paris et de Blockchain Fact, Future, Fiction à Bruxelles. Processus d’expérimentation vivant et collaboratif d’autres oeuvres, plantes et projets pourront rejoindre la Forêt et la faire évoluer. En lui même, le projet permet d’explorer les questions de pédagogie des nouvelles technologies, à la limite du poétique et du juridique.

Pour voir le présentation complète c’est par ici !

 

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